Pénuries alimentaires : les conserves William Saurin, Garbit, Zapetti menacés de disparition ?

Le problème de pénuries alimentaires est sur tous les fronts ces derniers temps en France. Cette fois, c’est au tour des conserves William Saurin, Garbit, Zapetti d’être menacés de disparition.

Compte tenu d’une augmentation colossale de sa facture d’électricité, le groupe Cofigeo, fabricant des conserves William Saurin, Garbit, Zapetti a pris une solution drastique : interrompre une partie de sa production de manière temporaire.

Le groupe Cofigeo en difficulté à cause de la crise !

Les fameux couscous et cassoulets en boîte vont-ils bientôt disparaître de nos menus ? Le groupe Cofigeo a récemment pris la décision de suspendre plusieurs de ses usines de production implantées dans l’Hexagone. Parmi elles figurent celles de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse), Pouilly-sur-Serre (Aisne) ou encore Lagny, dans le Marne. Des interruptions temporaires qui constituent près de 80% de la production totale.

Compte tenu de cette situation, 800 des 1200 employés de la société devront composer avec une APLD (Activité partielle de Longue durée », comme l’expliquent nos confrères du Figaro. « Cette initiative a pour but d’affronter l’augmentation des tarifs de l’énergie (carburant, gaz, électricité) dont le prix pourrait être multiplié par 10 à partir de l’année prochaine.

Pour quelle durée ?

Le président du groupe, Mathieu Thomazeau s’est exprimé sur le sujet lors d’un entretien pour nos confrères : « Le budget passera de 4 à 40 millions d’euros à compter de janvier 2023 ». Dernièrement, l’entrepreneur a évoqué qu’il n’avait d’autres choix que de suspendre les lignes après plusieurs mois d’efforts à tenter de réaliser des économies. A titre indicatif, la société enregistre un chiffre d’affaires annuel d’environ 330 millions d’euros dont 90% dans l’Hexagone.

Le directeur promet néanmoins qu’il réalise tous les efforts nécessaires pour remédier à cette situation dans les plus brefs délais. Il insiste notamment sur l’intérêt de répercuter la hausse des prix sur l’activité du groupe sachant que l’inflation risque de s’intensifier à partir de l’année prochaine avec la fin des couvertures énergétiques.